Hadrien

I like ass daily (Hadrien part.6)

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À notre retour à Paris, dans l’escalier de l’immeuble, nous avons croisé Ludivine la prof de Yoga et son chat «Abdelilah», un Bengale gris qu’elle tient en laisse et sort dans la rue des Couronnes deux fois par jour. Comme ses mœurs et le nom de son chat l’indiquent, Ludivine est une idiote mais …elle est belle. Mon sang entre en ébullition à chaque fois que cette beauté tudesque m’effleure dans l’escalier étroit qu’elle inonde du parfum capiteux de son déodorant de chez Naturalia. Elle a beau être blonde comme la lumière de l’été , aussitôt que je suis dans le 19ème arrondissement toutes les femmes se muent en créatures exotiques. Continue reading

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Héroïque Hadrien (Hadrien part.5)

À huit heures du matin, je fus rejoint sur la plage par des hommes de la Sécurité aux frontières italienne ainsi que par des agents de la PAF française dont je ne saisissais pas exactement le rôle. Vers dix heures, arrivée de la fine équipe classique : membres d’ONG et escorte de journalistes. Ma trouvaille du matin n’était pas un Noir en réalité, pas noir-noir, c’était un Libyen ou un Tunisien. Son bateau avait accosté une autre plage de l’île dans la nuit : 33 hères sur un rafiot long de 4 mètres tout au plus, je commençais à me demander si le quasi-Noir avait été le seul à se faire précipiter dans l’eau tant on me décrivait un mauvais navire. Continue reading

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Myopie (Hadrien, part.4)

Souvent j’ai dû m’approcher d’une fille de très près pour m’assurer qu’elle était belle et évidemment elle n’était pas terrible. Le problème c’est que j’ai l’air con avec des lunettes.

Une nuit sur l’île de Lampedusa, on s’était trop caressé, on avait trop bu alors on est resté là sur le sable. Nous étions venus fêter mon classement au concours national de médecine. Je me suis réveillé à la fraîche, la plage est le dernier lieu sur lequel un être civilisé doit dormir mais David en petit plouc de province trouvait ça romantique. Nous en étions au début aussi je disais oui à tout. Dans la lumière écœurante du matin,toujours saoul et nauséeux,j’ai cherché mes lunettes en vain et là j’ai aperçu cette chose dans l’eau. Avec le recul je pense que j’y suis allé parce que je voulais que ce soit quelque chose d’extraordinaire : surtout pas une grosse bûche ni un tas d’algues mais au moins une bête mystérieuse échouée, un évènement qui m’aurait donné l’impression de ne pas être un simple touriste sur une île en Italie. Continue reading

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David (Hadrien part.3)

Agatha Wozniak posa son doigt lourd sur le bouton de la sonnette. « C’est Agatha ! » lança-t- elle, essoufflée par quatre étages en colimaçon. Le bruit de la sonnerie, particulièrement désagréable, produisait une vibration qui sortit des murs pour s’insinuer dans les os de sa main, remonter le long du bras et s’étouffer dans la nuque. Cela lui fit l’effet d’un coup de fouet si bien qu’elle se demanda si le bouton qui activait la sonnerie était bien isolé et par curiosité appuya de nouveau, le son métallique la retraversa en un frisson violent, même les murs en paraissaient secoués. Le petit mystère aurait provoqué une troisième tentative si David Martin ne s’était pas décidé à ouvrir la porte. Il était en caleçon et mangeait une pomme. C’était un garçon mince. « Salut » lâcha-t-il, laconique. Irrité par l’acharnement de sa visiteuse sur cette sonnette qu’il maudissait, il ne dit rien et se contenta de l’observer en levant un sourcil, un seul, parce que deux auraient exprimé un simple étonnement alors qu’il voulait qu’il y eut dans sa réception une manière de dédain. Continue reading

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Un chien de race (Hadrien part. 2)

Il se plongeait dans mes yeux et prenait un air unique d’un type qui comprenait plus que moi ce que je disais. Cela reposait surtout sur un soulèvement à peine visible de la lèvre supérieure, une trace infime d’ironie qui permettait à son visage pur de ne pas s’offrir totalement au monde. Des phrases longues, un rire franc et généreux, une voix aux fréquences graves terriblement érotique, une capacité à se prodiguer pour toutes sortes d’entreprises quotidiennes, l’opéra trop fort et très faux sous la douche, une énergie vitale inépuisable dès le réveil, une facilité déconcertante à vivre …enfin… toutes les parties de son être habillaient ma vie d’un éclat précieux. Il était tout ce que je voulais être. J’aimais à penser qu’il était déterminé par ses gènes, par sa race comme un chien du LOF. Une sorte de croisement heureux avait donné ces êtres humains typiques que sont les Hadriens , ces gens doués à l’extrême pour vivre. Il devait exister des ouvrages dans lesquels des spécialistes décrivaient en fiches pratiques comment bien vivre avec son Hadrien: quel régime alimentaire? Quand le sortir? Comment réagit-il à l’autorité? Quel caractère? Quel toilettage? Continue reading

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